Défense sicilienne

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Chess zhor 26.png
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a8 b8 c8 d8 e8 f8 g8 h8
a7 b7 c7 d7 e7 f7 g7 h7
a6 b6 c6 d6 e6 f6 g6 h6
a5 b5 c5 d5 e5 f5 g5 h5
a4 b4 c4 d4 e4 f4 g4 h4
a3 b3 c3 d3 e3 f3 g3 h3
a2 b2 c2 d2 e2 f2 g2 h2
a1 b1 c1 d1 e1 f1 g1 h1
Chess zver 26.png
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La défense sicilienne est une des ouvertures les plus jouées du jeu d'échecs. Populaire auprès des joueurs de tous niveaux, elle s'obtient après les coups 1. e4 c5.

Description

Elle appartient aux débuts semi-ouverts et est très utilisée face au coup blanc 1. e4[1].

L'idée principale de la défense sicilienne est d'opposer à l'avantage d'espace des blancs au centre et à l'aile roi, un contre-jeu actif à l'aile dame[1], retardant souvent le petit roque[2]. Depuis plusieurs décennies, elle est très populaire, car elle offre aux noirs de réelles chances de gain sans devoir se contenter de l'égalisation[2], tandis que d'autres ouvertures, comme la défense russe, limitent certes les chances des blancs, mais offrent moins de perspectives de victoire aux noirs également. La sicilienne conduit à un jeu très dynamique, et offre des possibilités de victoire aux deux camps, ce qui plaît généralement aux joueurs de club[1].

De plus, elle s'impose dans tout répertoire d'ouvertures d'un joueur de première catégorie. Selon le GMI Svechnikov, « aucun joueur ne peut devenir champion du monde s'il n'inscrit pas dans son répertoire la défense sicilienne[3]. »

Cette ouverture, l'une des plus étudiées sur le plan théorique, contient de très nombreuses variantes. En effet, Greco le Calabrais l'étudiait déjà au Modèle:XVIIe siècle. Cependant, elle ne figurait pas, à la différence de la partie espagnole et de la partie italienne, dans le Manuscrit de Göttingen, ni Modèle:Incise dans le Traité de Lucena, deux ouvrages qui rassemblaient l'essentiel du savoir échiquéen à la fin du Modèle:XVe siècle[4]. De ce point de vue, la défense sicilienne peut être considérée comme un raffinement de la théorie échiquéenne naissante à cette période.

Variantes

Cette ouverture menant à un très vaste ensemble de positions aux possibilités différentes, elle occupe beaucoup de place dans le code ECO. En effet, elle regroupe tous les codes de [B20] à [B99].

On classe les nombreuses variantes en deux groupes : les « siciliennes ouvertes », où les blancs ouvrent rapidement le centre par Cf3 et d4, et les « anti-siciliennes ».

Variantes ouvertes (avec 2. Cf3 et 3. d4)

a) Avec les cavaliers noirs en c6 et f6 (Cc6 et Cf6), sans ...g6 et sans ...e5 :

  • la sicilienne des quatre cavaliers (B45) : 1.e4 c5 2.Cf3 Cc6 (ou e6) 3.d4 cxd4 4.Cxd4 Cf6 5.Cc3 e6 (ou Cc6)
  • la sicilienne classique (B56 à B69)  : 1. e4 c5 2. Cf3 Cc6 (ou d6) 3. d4 cxd4 4. Cxd4 Cf6 5. Cc3 d6 (ou Cc6)

b) Avec ...g6, le pion e reste en e7[6] :

c) le complexe ...e6 et ...d6 sans ...a6 :

d) le complexe ...e6 et ...a6 sans ...d6 :

e) le complexe ...d6 et ...a6 sans ...Cc6 :

  • la variante Najdorf (B90 à B99) : 1.e4 c5 2.Cf3 d6 3.d4 cxd4 4.Cxd4 Cf6 5.Cc3 a6[12].
  • l'attaque anglaise (B80) : 1.e4 c5 2.Cf3 d6 3.d4 cxd4 4.Cxd4 Cf6 5.Cc3 e6 6. Fe3 a6, (suivi de Dd2, f3 et g4)
  • la sicilienne Paulsen-Scheveningue (B84-B85) : 1. e4 c5 2. Cf3 e6 (ou d6) 3. d4 cxd4 4. Cxd4 Cf6 5. Cc3 d6 (ou e6) 6. Fe2 a6[13]

f) 2...Cc6 et le coup ...e7-e5 :

  • la variante La Bourdonnais (B32) : 1.e4 c5 2.Cf3 Cc6 3.d4 cxd4 4.Cxd4 e5
  • la variante Svechnikov (B33) : 1.e4 c5 2.Cf3 Cc6 3.d4 cxd4 4.Cxd4 Cf6 5.Cc3 e5
  • la variante Boleslavski (B58-B59) : 1. e4 c5 2. Cf3 Cc6 (ou d6) 3. d4 cxd4 4. Cxd4 Cf6 5. Cc3 d6 (ou Cc6) 6. Fe2 e5

g) les Blancs reprennent le pion d4 avec la dame :

Aux origines de la défense sicilienne, le coup 2... Cc6[14] (code ECO B30-B39), qui mène à la variante classique après 5...d6 (codes ECO B56 à B69) était jugé le plus naturel. Les Noirs développaient rapidement leur aile Dame, en prélude à une action éventuelle sur la colonne c par la Tour a8. L'aile Roi était développée plus tardivement.

L'autre coup naturel 2...e6[15] (code ECO B40-B49) pouvait transposer avec 2...Cc6 après la continuation populaire 3. d4 cxd4 4. Cxd4 Cf6 5. Cc3 Cc6 (Sicilienne des quatre cavaliers), mais pouvait aussi mener à des variantes indépendantes telles que la Sicilienne Kan (codes ECO B40-B43).

Le coup, apparu tardivement, 2...d6 (codes ECO B50 à B99) a supplanté en popularité le coup de Cavalier des origines ; la variante du dragon date des années 1900 et la variante Najdorf des années 1940. Avant les années 1970, il était rare qu'un joueur de 1. e4 évite 2. Cf3 et 3. d4, ce qui fait qu'il était possible de bâtir un répertoire entier autour de la variante Najdorf, à l'instar de Bobby Fischer[16].

Anti-siciliennes

Exemple de partie


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a8 b8 c8 d8 e8 f8 g8 [[Fichier:c

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h7
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g6 h6
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f5 g5 h5
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e4 f4 g4 h4
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d3 e3 f3 g3 h3
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c2 d2 e2 f2 g2 h2
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b1 c1 d1 e1 f1 g1 h1
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Alexandre Alekhine et Mikhaïl Botvinnik ont joué une partie sicilienne Modèle:Refnec.

Alexandre Alekhine – Mikhaïl Botvinnik, Tournoi de Nottingham, 1936, Défense sicilienne

1. e4 c5 2. Cf3 Cc6 3. d4 cxd4 4. Cxd4 Cf6 5. Cc3 d6 6. Fe2 g6 7. Fe3 Fg7 8. Cb3 Fe6 9. f4 O-O

La partie se déroule selon les recommandations théoriques de la variante du dragon classique, caractérisée par les coups noirs ...Cc6, ...d6 et ...g6. Cependant, Alekhine recherche le gain, c'est pourquoi il joue le coup tranchant :

10. g4

10. ... d5 !

Botvinnik, dans une partie contre Levenfish en 1933 à Leningrad, avait déjà répondu 10. ... d5 !, ce qui entraîna 11. e5 d4! 12. Cxd4 Cxd4 13. Fxd4 Cxg4. Les complications qui s'ensuivirent menèrent à la nullité.

11. f5 (voir diagramme)

C'est alors que se conclut l'Modèle:Refnec.

11. ... Fc8 12. exd5 Cb4 13. d6! Dxd6! 14. Fc5! Df4! 15. Tf1 Dxh2 16. Fxb4 Cxg4!! 17. Fxg4 Dg3+ 18. Tf2 Dg1+ 19. Tf1 Dg3+

Sachant qu'il y aurait répétition de la même position à trois reprises, les adversaires s'entendirent pour une partie nulle.

Notes et références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Frits van Seters, Les Échecs, Modèle:P.
  2. 2,0 et 2,1 Modèle:Ouvrage
  3. ((fr)) Evguéni Svechnikov, Gagner contre la défense française (2005), Échecs Payot, Modèle:P.111
  4. I.A. Horowitz, How to win in the chess openings, Cornerstone Library, New York, 1961
  5. Frits van Seters, Les échecs, Modèle:P.
  6. Le coup ...g7-g6 étant joué, avancer le pion e7 dans l'ouverture serait inutile, voire contre-productif
  7. Frits van Seters, Les échecs, Modèle:P.
  8. Frits van Seters, Les échecs, Modèle:P.
  9. Frits van Seters, Les échecs, Modèle:P.
  10. Frits van Seters, Les échecs, Modèle:P.
  11. Frits van Seters, Les échecs, Modèle:P.
  12. Frits van Seters, Les échecs, Modèle:P.
  13. Il n'y a pas consensus quant à cette appellation (voir l'article correspondant)
  14. joué systématiquement par Louis-Charles Mahé de La Bourdonnais lors des siciliennes où Alexander McDonnell n'avait pas joué 2. f4 (75 % des cas) mais 2. Cf3 (25 % des cas).
  15. Carl Jaenisch avait indiqué aux pages 25 et 26 de son Chess Preceptor que ce coup était à préférer à 2...Cc6.
  16. Andrew Soltis, Opening ideas and analysis for advanced players Vol. 1, Chess Digest, Modèle:ISBN, Modèle:P..

Bibliographie

Modèle:Portail échecs