Gambit letton

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Chess zhor 26.png
Chess zver 26.png
a8 b8 c8 d8 e8 f8 g8 h8
a7 b7 c7 d7 e7 f7 g7 h7
a6 b6 c6 d6 e6 f6 g6 h6
a5 b5 c5 d5 e5 f5 g5 h5
a4 b4 c4 d4 e4 f4 g4 h4
a3 b3 c3 d3 e3 f3 g3 h3
a2 b2 c2 d2 e2 f2 g2 h2
a1 b1 c1 d1 e1 f1 g1 h1
Chess zver 26.png
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Gambit letton. Position après 2...f5.

Le gambit letton est une ouverture du jeu d'échecs. Elle est constituée par les coups : 1.e4 e5 2.Cf3 f5 et son code ECO est C40.

Considérée comme jouable mais très risquée pour les Noirs, cette ouverture, anciennement connue sous le nom de « contre-gambit Greco[1],[2] », est en fait un « gambit en second », un gambit du roi noir. Contraitement à la défense Damiano (2...f6), aucune réfutation n'a été à ce jour trouvée, même si plusieurs variantes semblent mener à un jeu noir difficile d'après les, désormais, très forts modules d'analyse informatique. Elle n'apparaît pratiquement jamais à haut niveau. En revanche, c'est une ouverture plus fréquente dans le jeu par correspondance.

Histoire

La première référence remonte à Damiano en 1512. L'ouverture a ensuite été associée à Gioachino Greco (1600-1634) et elle a longtemps été appelée « contre-gambit Greco[3] » ou « gambit en second Greco[4] » (à ne pas confondre avec le gambit Greco[5] ou avec le gambit Greco-Lolli[6]). Au début du Modèle:XXe siècle, elle fut couramment employée par le joueur letton Kārlis Bētiņš. Bētiņš en fit la promotion auprès du club de vétérans de Riga qui l'adoptèrent pour battre la Suède dans un match par correspondance (1934-1936). À la suite de cette victoire, la Fédération internationale des échecs (FIDE) rebaptisa l'ouverture Gambit letton lors de son congrès en 1937. En 1955, lors du championnat junior des États-Unis, le maître américain d'origine lettone Viktors Pupols, battit le jeune Bobby Fischer, futur champion du monde en 1972, à l'aide d'un gambit letton.

Analyse


Chess zhor 26.png
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a8 b8 c8 d8 e8 f8 g8 h8
a7 b7 c7 d7 e7 f7 g7 h7
a6 b6 c6 d6 e6 f6 g6 h6
a5 b5 c5 d5 e5 f5 g5 h5
a4 b4 c4 d4 e4 f4 g4 h4
a3 b3 c3 d3 e3 f3 g3 h3
a2 b2 c2 d2 e2 f2 g2 h2
a1 b1 c1 d1 e1 f1 g1 h1
Chess zver 26.png
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Gambit letton. Position après 6.Cc3.

Après 1.e4 e5 2.Cf3 f5, les blancs peuvent continuer :

  • 3.Cxe5
    • 3... Df6
      • 4.d4 d6 5.Cc4 fxe4 6.Cc3 Dg6 constitue la grande ligne et la position est peut être jouable pour les noirs, bien que difficile.
      • 4.Cc4 (variante Leohnardt) aujourd'hui préférée par certains.
    • 3... Cc6?! (la variante Moller, aujourd'hui considérée comme insuffisante, mais qui reste piégeuse, notamment en partie rapide) 4.Dh5+ g6 5.Cxg6 Cf6 et les analyses qui réfutent probablement le concept noir remplissent plusieurs paragraphes du livre de Kosten (voir références en bas de l'article).
    • 3...Cf6!? (la variante Lowenthal) qui semble abandonner un pion pour très peu de compensation pour certains, pour suffisamment de compensations pour d'autres ...
    • 3...De7?! (la variante Prins) qui, elle aussi, est aujourd'hui considérée réfutée, mais qui reste compliquée (voir références bibliographiques en bas de l'article).
  • 3.Fc4 fxe4 4.Cxe5
    • 4... Dg5 ?!! (la variante du pion empoisonné g2) qui a produit un très grand nombre d'articles d'analyses d'une grande complexité.
    • 4... d5!? 5.Dh5+ g6 6.Cxg6 hxg6 7.Dxh8 Rf7 (la variante Svendenborg) toujours très obscure. La dame noire va être harcelée et va devoir perdre du temps.
  • 3.Cc3 (la variante Mlotkowski, qui ne cherche pas à réfuter l'ouverture, juste à obtenir une meilleure position)
  • 3.d4 fxe4 4.Cxe5 Cf6 5.Fg5 d6 (5. ... Fe7!? est une proposition pour accélérer le petit roque noir et éviter la variante de sacrifice du cavalier blanc) 6.Cc3!?

Dans cette position, les blancs ont une initiative intéressante car en sacrifiant leur cavalier en e5, ils vont obtenir une avance de développement de leurs pièces, tandis que les pièces noires vont être gênées dans leur déploiement.

Notes et références

  1. Modèle:Ouvrage
  2. Edward Brace, An illustrated dictionnary of chess, Hamlyn, 1977, p. 122.
  3. Modèle:Ouvrage
  4. Modèle:Ouvrage
  5. 1. e4 e5 2. Fc4 Cf6 3. f4.
  6. 1. e4 e5 2. f4 ef4 3. Cf3 g5 4. Fc4 g4 5. Fxf7.

Sources

  • (en) Tony Kosten, The Latvian Gambit lives!, Batsford, 2001 ;
  • (en) Sid Pickard, The Latvian Gambit. A Grandmaster View, Hays 1995, Modèle:ISBN

Voir aussi

Liens externes

Modèle:Portail échecs