Problème indien

De Wiki expérimental
H. A. Loveday
The Chess Player's Chronicle[1], 1845[2]


Chess zhor 26.png
Chess zver 26.png
a8 b8 c8 d8 e8 f8 g8 [[Fichier:c

d.png|26px|h8]]

a7 b7 c7 d7 e7 f7 [[Fichier:c

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h7
a6 b6 c6 d6 e6 [[Fichier:cbl

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g6 h6
a5 b5 c5 d5 [[Fichier:c

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f5 g5 h5
a4 b4 c4 [[Fichier:c

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e4 f4 g4 h4
a3 b3 [[Fichier:c

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d3 e3 f3 g3 h3
a2 [[Fichier:c

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c2 d2 e2 f2 g2 h2
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[[Fichier:cLes Blancs jouent et font mat en 4 coups[3]l.png|26px|b1]] c1 d1 e1 f1 g1 h1
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Chess zhor 26.png
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Le problème Indien de Loveday est un très célèbre problème d'échecs qui, parce qu'il reposait sur une « idée », a donné naissance au terme thème indien (ou Loveday) et a, plus largement, engendré la notion de thème dans le domaine du problème d'échecs[4]. Le problème initial était incorrect (1. Rb2 ou 1. Fh1 sont aussi valables[5]), et il a été corrigé plusieurs fois. Il y a plusieurs phases : après la clé (incorrecte), une pièce se déplace pour qu'une autre pièce puisse intercepter provisoirement cette première pièce - en l'occurrence un « curieux » coup de fou pour franchir la case critique d2 afin de donner au roi noir, qui serait sinon pat, une case de fuite - et enfin le mat est administré.

François Le Lionnais a écrit dans Le jeu d'échecs [6] que le problème indien « faisait appel à une manœuvre d'un type qui n'a pratiquement aucune chance de se présenter dans une partie et met en jeu un matériel conceptuel qui fait complètement défaut aux joueurs les plus forts, les plus ingénieux, les plus brillants ou les plus profonds »[7] et que cela est à l'origine du clivage entre composition de problèmes[8] et partie contre un adversaire[9].

Notes et références

  1. revue dirigée par Howard Staunton, mais le problème initial a aussi été publié dans la même année dans Le Palamède
  2. Nicolas Giffard et Alain Biénabe, opus cité, Modèle:P.
  3. Solution: 1. Rb1 b4 (seul coup légal) 2. Fc1 b5 (seul coup légal) 3. Td2 Rf4 (seul coup légal) 4. Td4# (Mat par échec double de la batterie des deux pièces blanches).
  4. Nicolas Giffard et Alain Biénabe, Le Guide des échecs : traité complet, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, Modèle:ISBN, 1993, Modèle:P.
  5. Nicolas Giffard et Alain Biénabe, opus cité, p. 1343, mais on peut aussi citer: 1. a3, 1. b4 et 1. Fg5
  6. Presses universitaires de France, 1974, p. 96
  7. On ne sait pas si ces quatre adjectifs renvoient à une esquisse de typologie des joueurs, de même que Mikhaïl Botvinnik a distingué entre les joueurs théoriciens, sportifs, artistes, etc. Modèle:Refnec
  8. laquelle s'apparente par bien des aspects à un art.
  9. laquelle est reconnue comme un sport.
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